Les enfants précoces sont des enfants qui ont un très bon niveau intellectuel et sont très éveillés pour leur âge. Les parents sont en général les premiers à repérer la précocité de leur enfant.

Les enseignants à l’école sont aussi en première ligne pour détecter cette précocité. Ils orientent très souvent les parents vers le psy pour qu’ils fassent passer à leur enfant, un bilan psychologique, pour avoir une idée du niveau intellectuel de l’enfant.

Le bilan  donne des indications sur le niveau intellectuel et sur le niveau de maturité affective. Attention, ce test ne fige pas l’enfant dans une étiquette. Ce qui compte, c’est l’observation de l’enfant, les conclusions que cela peut apporter aux parents, pour les aider dans l’accompagnement de leur enfant au quotidien.

Les enfants précoces sont des enfants avant tout. Ils ont par contre, un QI très élevé (très au dessus de la moyenne de leur classe d’âge). Mais il y a aussi des enfants qui ont des points forts qu’on appelle éléments de précocité dans des domaines divers (verbal, mémoire) mais qui ont un niveau général dans la moyenne de leur âge.

Même si j’évoque ici la question du chiffre du QI, ce n’est pas le plus important. C’est que je répète aux parents et aux enfants quand ils viennent me voir avec une demande de bilan, quelque soit la situation.

La précocité quelle soit partielle ou totale va surtout induire un décalage chez l’enfant entre sa compréhension dans les différents domaines intellectuels et son degré de maturité affective.

L’enfant peut être en avance dans certaines domaines scolaires/ intellectuels mais il comprend les choses de manière affective, comme tout enfant de son âge et c’est tout à fait normal.

C’est à dire, qu’il a à la fois besoin d’être stimulé intellectuellement sans trop en faire non plus (!) et qu’on le « protège » aussi de trop d’infos qui ne seraient pas en rapport avec son âge même si ça peut être frustrant pour lui.

Il faut lui expliquer la raison, le pourquoi sans se noyer dans des justifications. Ce qui est important de comprendre, c’est que ce décalage entre l’intellectuel et l’affectif peut nous désarçonner aussi en tant que parents/ enseignants…

Par exemple,  un enfant de 7 ans, diagnostiqué précoce, peut avoir une compréhension intellectuelle d’un ado de 11 ou 12 ans dans certains domaines mais avoir un comportement affectif d’un enfant de 7 ans.

Et c’est tout à fait normal parce qu’il reste un enfant. Il ne faut pas le perdre de vue ni lui demander plus qu’il ne peut au niveau de sa maturité qui est normale pour son âge.

Attention aussi à ne pas sur-valoriser les capacités intellectuelles de l’enfant en l’enfermant dans une étiquette de précocité. Même si c’est le cas, il est plus judicieux de l’accompagner, de le stimuler, de lui permettre de continuer à se passionner pour les apprentissages.

Le moteur de la motivation est très important pour les enfants et en particulier quand ils ont une précocité dans certains domaines ou une précocité intellectuelle globale.

Soyons prudent aussi à ne pas « diagnostiquer » trop tôt un enfant et lui laisser le temps de grandir même si les premiers signes de précocité se manifestent assez tôt en général.

C’est quand même au moment des apprentissages à l’école élémentaire que cette première intuition se confirme et que l’idée d’un bilan psychologique prend tout son sens.

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