depression

Avant de commencer à vous parler de la dépression maternelle, un petit conseil de film : « L’étranger en moi. » C’est une fiction qui analyse très finement la souffrance psychologique d’une femme qui est dans un état de dépression maternelle.

Il est important de faire la distinction entre le baby blues et la dépression maternelle.

Le baby blues est un état de déprime transitoire normal que les jeunes mères traversent après l’accouchement, qui dure de quelques jours à quelques semaines.

C’est un moment délicat où les mères sont fragilisées transitoirement sur le plan psychique car elles doivent faire face à ce changement de vie lié à l’arrivée du bébé. L’état hormonal et la fatigue sont également des éléments qui contribuent à cet état de baby blues.

Le baby blues va petit à petit s’estomper avec le retour à la maison, quand la mère, le père et le bébé vont commencer à trouver des repères dans la vie quotidienne.

Par contre, une période trop longue de cet état de baby blues doit être un signe d’alerte pour la personne, l’entourage et les professionnels (PMI, pédiatre….)

Cependant, le diagnostic de dépression maternelle est souvent difficile à établir car la souffrance maternelle reste encore un sujet tabou dans notre société qui idéalise la maternité.

Un travail de prévention appuyé sur l’ écoute et des outils tels que les échelles de dépression peut se faire dans le cadre d’entretiens, à l’adresse des femmes qui manifestent des difficultés psychologiques  dès le suivi de grossesse ou durant le séjour à la maternité.  Mais  les séjours en maternité sont trop courts pour établir ce type de travail qui doit se faire en profondeur.

Dans le cas de la dépression maternelle, il est important également de prendre en considération le vécu du père par rapport à son propre ressenti et à ce qu’il perçoit de ce que vit sa femme ou compagne.

Dans ce type de configuration, le père se sent déstabilisé et c’est normal. Il peut également ressentir de la crainte face aux difficultés de la mère à s’occuper du bébé.

Les mères qui souffrent de dépression maternelle ont des sentiments ambivalents par rapport à leur conjoint. Elles peuvent être dans le déni de leur souffrance et/ou osciller entre une attente démesurée par rapport aux soins que leur conjoint peut prodiguer au bébé et/ou se sentir blessée si le père les supplée.

Il est important de ne pas rester seule quand on souffre de dépression maternelle et de s’autoriser à demander de l’aide de professionnels. Ce qui va permettre aux mères de s’en sortir progressivement et de restaurer une meilleure relation mère/bébé et de retrouver un équilibre au niveau du couple.

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