Le message central de la psychologie positive est d’axer son regard sur les choses qui vont bien dans notre vie.

Je pense qu’il ne faut pas non plus que cette idée devienne une injonction au bonheur.

De toutes façons, on se rend très vite compte que ce n’est pas gérable au quotidien car cette « obligation » de bonheur ou de bien être a tendance à créer des tensions et du stress parce que c’est difficile à vivre à tous les instants.

C’est important de nuancer les choses en montrant plus d’empathie vis à vis de soi-même, en s’accordant le droit de ne pas aller toujours bien. Ce qui permet aussi de demander de l’aide quand on en a besoin et d’éviter, dans un certains cas, qu’un mal être plus profond ne s’installe.

L’essentiel est  de se recentrer sur soi et ses besoins et ses envies sans oublier les autres. Une des clés du bien être réside dans le fait d’accepter que la réalité du quotidien est faite de nuances.

Ce qui va nous permettre de mieux appréhender les choses au quotidien et de nous libérer pour trouver de nouveaux moyens d’action. 

Il est important de rechercher un équilibre plutôt qu’un statu quo. L’équilibre psychique se trouve entre ces deux extrêmes, ruminer ses difficultés ou ses problèmes ou ne voir tout le temps que le côté positif des choses en niant ses difficultés. 

L’équilibre mental  réside dans le fait d’avoir conscience de ses problèmes et de trouver des solutions pour les régler tout en repérant ce qui va bien dans notre vie pour s’appuyer sur ses ressources psychiques.

C’est un chemin qui permet d’avancer pas à pas en posant des petites briques, en faisant des petites actions positives pour soi, dans son quotidien.

Ce qui aide aussi mieux se connaître, à apprendre à apprivoiser ses émotions, à les accueillir et les reconnaître en arrêtant de les subir.

Si on adopte cette position de recul en s’y entraînant au quotidien, cela va nous ouvrir la possibilité de choisir nos réactions face aux situations de notre vie.

Ce choix conscient va contribuer également à augmenter notre sentiment de bien être car nous devenons plus présent à ce que l’on fait dans l’instant, en identifiant nos émotions, nos pensées afin d’apprendre à se différencier d’elles.

Mais il faut être vigilant car selon les situations de vie et circonstances, c’est parfois difficile à atteindre. Il est important de comprendre que cette approche ne remplace pas une aide thérapeutique si on en a le besoin même si elles sont complémentaires.

Je finirai cet article par la citation d’un psychologue américain, Kirk Schneider, de l’Université Saybrook : «Cette anxiété est selon moi une partie intégrale d’une vie heureuse, si on ne la combat pas mais qu’on l’apprivoise. Faire preuve d’humilité face à ces mystères nous donne des forces pour partir à l’aventure, faire le pari du bonheur. »

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