L’autisme est un handicap qui touche les domaines de la sphère cognitive, sociale et émotionnelle. Le diagnostic précoce chez l’enfant, entre 2 et 3 ans, permet d’adapter l’éducation et les soins à ses besoins spécifiques.

Pour synthétiser le propos, on peut dire qu’il existe 3 formes d’autisme

La forme grave : ce sont les troubles autistiques avec des handicaps associés (déficience intellectuelle, troubles du langage, handicaps divers type visuel, moteur….) On retrouve dans cette catégorie beaucoup d’enfants, d’adolescents et d’adultes qui ont des syndromes génétiques associés. Ce sont des personnes qui ont besoin de soins médico-éducatifs en institutions spécialisées.

La forme moyenne: Ce sont les troubles autistiques qui touchent les capacités intellectuelles de l’enfant et de communication, de relation mais dans une mesure moins importante car il n’y a pas de handicaps lourds associés. Ce sont des enfants qui peuvent être scolarisés par exemple mais ont besoin d’une AVS (aide à la vie scolaire).

La forme légère : Dans ce cas, on parle des autistes de haut niveau (syndrome d’Asperger) qui ont une intelligence et une mémoire très pointue sur certains domaines et des intérêts très spécialisés. Cependant, ils ont des difficultés de communication et de relation assez importantes.

Ce sont des personnes qui peuvent s’intégrer à l’école ou dans le milieu professionnel mais qui gardent le besoin d’être accompagnées et soutenues par l’entourage. Un suivi psychologique est souvent requis aussi pour les aider au niveau des habiletés sociales.

Pour faire le diagnostic d’autisme, il est primordial que l’enfant soit examiné par une équipe pluridisciplinaire qui va faire un bilan complet. Ce type de bilan se fait dans les hôpitaux spécialisés comme l’hôpital Robert Debré par exemple.

Ce type de bilan doit aussi inclure des consultations avec un neuro-pédiatre et un généticien. En effet cette exploration médicale  permet détecter s’il y a ou non des handicaps associés à l’autisme.

On ne le dire jamais assez, un diagnostic unique posé chez un pédopsychiatre ne suffit pas au dépistage de l’autisme. Il nécessite des explorations complémentaires.

Dans tous les cas, l’annonce du diagnostic doit se faire de manière très précise avec beaucoup de bienveillance car c’est une étape clé pour les parents qui vont subir un choc à cette annonce.

Ils auront besoin d’être accompagnés et orientés pour pouvoir, avec le temps, faire un chemin vers la compréhension du handicap et arriver à vivre avec cet enfant différent en l’accompagnant au plus près de ses besoins.

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